Nouvelles technologies de traitement de l’eau adaptées aux pays du Sud

11-12 décembre 2017
17ème école STM, Beyrouth, Liban

Une 1ère école libanaise réussie et porteuse de projets concrets

La faculté des Sciences de l’Université Libanaise et la Chaire UNESCO SIMEV, appuyée par l’Institut Européen des Membranes (IEM, Montpellier) qui l’héberge, ont co-organisé la 17ème école STM sur le campus Pierre Gemayel à Fanar.

L’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), le CNRS-L libanais et le Programme solidarité-eau ont étroitement collaboré en faveur de cet évènement international novateur au Liban.

Les contacts établis ont permis d’initier de nouvelles collaborations concrètes pour renforcer la formation et développer des projets adaptés aux besoins locaux.

Pour retrouver le programme détaillé avec les contacts des intervenants :

Pour avoir un aperçu des conclusions et perspectives de l’école (en anglais):

Le Liban : château d’eau du Moyen Orient

Réputé pour être un pays avec d’importantes réserves en eau douce, le Liban n’utilise que 10% de cette ressource et se retrouve aujourd’hui face à des enjeux de gestion de l’eau considérables.

Les autorités libanaises partagent le constat d’un manque de capacités de traitement de l’eau. La majorité des eaux usées continue d’être rejetée en mer, cause de fortes pollutions. Les impacts sur l’environnement et la santé sont indéniables. Une partie de la population n’a pas accès à une eau potable de qualité.

Il est urgent de mettre en place des solutions pratiques, facile d’entretien et peu demandeuses en énergie.

L’école STM : une occasion unique d’échange et de partage

L’objectif principal de cette école a été de réunir l’ensemble des parties prenantes autour du thème crucial du traitement de l’eau au Liban.

L’évènement a offert un contexte favorable à l’échange entre représentants politiques, associations pour le développement, entreprises locales du secteur, chercheurs internationaux et étudiants.

Une inauguration officielle

L’inauguration de cette école a rassemblé 600 personnes. Ont participé notamment les ministères de la Santé Publique, de l’Education et de l’Enseignement Supérieur, de l’Environnement et de l’Industrie, les Universités libanaises (AUB, USEK, USJ), l’Ambassade de Suisse au Liban ainsi que les chercheurs de l’IEM.

Des échanges concluants

Les intervenants libanais ont d’abord présenté un état des lieux des problèmes de gestion et traitement de l’eau dans leur pays. Les experts de l’IEM ont ensuite présenté les nouvelles technologies à membranes et leurs impacts, afin de réfléchir aux solutions les mieux adaptées aux besoins du pays.

Les participants ont été convaincus de la nécessité d’œuvrer rapidement pour une meilleure gestion de l’eau et ses traitements au Liban. Les synergies existantes doivent permettre de concrétiser des projets adaptés. Les technologies membranaires peuvent répondre à certains des enjeux identifiés. De nouvelles collaborations de recherche et de formation renforceront également la dynamique enclenchée.

Visite de la station d’épuration d’Araya

Située dans le bassin versant du fleuve de Beyrouth, la municipalité d’Araya a choisi d’agir pour limiter l’impact du rejet de ses eaux usées.

Une dynamique exemplaire

Cette démarche novatrice à échelle locale a été rendue possible grâce au soutien financier de la municipalité de Cholet (France) et à l’intervention de l’entreprise locale Triple-e. La station inaugurée en 2015 peut traiter jusqu’à 350m3 d’eau par jour, capacité adaptée à la population actuelle d’environ 3000 habitants.

Claire Papin-Stammose (Programme solidarité-eau), Najib Abi-Chedid (Ministère de l’environnement), Pr. Ziad Herro (Université libanaise) ainsi que les experts internationaux (IEM – France et Université Ibn Tofail – Maroc) ont été chaleureusement accueillis à Araya pour visiter la station.

La municipalité ainsi que les exploitants de la station sont demandeurs de solutions d’optimisation de l’outil déjà en place. Les experts de l’IEM ont initié la réflexion autour du traitement des boues de la station. De nouvelles collaborations sont envisagées à court et moyen terme.